Réflexions sur les réseaux sociaux et le monde silencieux du matcha
Ces dernières années, des plateformes au rythme rapide comme Instagram et TikTok ont profondément influencé la manière dont la nourriture et la culture sont partagées. Même si elles peuvent être inspirantes, elles favorisent souvent la vitesse, les tendances et les récits simplifiés.
Le monde du matcha que je souhaite partager n’appartient pas à ce rythme.
Le matcha, dans son contexte japonais traditionnel, représente la beauté, la profondeur, la sérénité et un héritage culturel. Ce n’est pas quelque chose que l’on doit précipiter ou diluer. C’est quelque chose que l’on approche avec intention, discipline et respect pour ses origines.
Ce Matcha Journal a été créé comme un espace pour ralentir et partager la culture du matcha d’une manière qui reflète la façon dont elle est pratiquée au Japon depuis des siècles.
Pourquoi j’ai lancé ce Matcha Journal
Je voulais créer un lieu où je pourrais partager :
Une connaissance juste de la culture japonaise du matcha
Un contexte historique et culturel au-delà des tendances
Un regard personnel, écrit avec calme et sincérité
Ce journal a été pensé comme un espace plus lent, où les lecteurs peuvent prendre le temps de comprendre le matcha comme bien plus qu’une boisson, mais comme une pratique culturelle.
J’écris en anglais afin que davantage de personnes à travers le monde puissent accéder à cette connaissance. À mes lecteurs français, j’espère que cela vous conviendra.
Comprendre le matcha à travers la pratique traditionnelle
Pour bien comprendre le matcha, la préparation est essentielle. La manière la plus traditionnelle de déguster un matcha ceremonial grade au Japon est l’usucha 薄茶.
Si vous souhaitez découvrir comment le matcha est traditionnellement préparé et consommé, vous pouvez lire mon guide détaillé ci-dessous :
Mon chemin vers le matcha, comment tout a commencé
En 2019, avant la rupture mondiale provoquée par le Covid-19, je travaillais en France comme coordinatrice et consultante freelance dans la mode. Ma vie professionnelle avançait rapidement, portée par une production constante et une adaptation permanente.
Lorsque la pandémie a commencé, ce rythme s’est soudainement arrêté.
Pour la première fois, je me suis permis de réfléchir profondément à ce que je voulais vraiment créer. Pendant cette période, j’ai rejoint un groupe de méditation, qui a introduit le calme et l’introspection dans ma vie quotidienne.
À travers ces pratiques, j’ai réalisé quelque chose d’essentiel : en tant que Japonaise vivant en France, je voulais transmettre la culture japonaise d’une manière authentique, respectueuse et ancrée.
La découverte du matcha bio de Wazuka
Cette prise de conscience m’a conduite à créer BiSHOKU, une boutique en ligne proposant des produits alimentaires japonais bio. La forte culture du biologique en France a profondément influencé mes valeurs et mon mode de vie.
C’est à cette période que j’ai découvert un matcha biologique produit à Wazuka, l’une des régions de thé les plus historiques du Japon.
Sa pureté, son arôme et sa profondeur m’ont profondément marquée. Je me souviens avoir pensé très clairement : un jour, je veux travailler avec le matcha.
Le matcha comme pratique quotidienne, et non comme tendance
À partir de ce moment-là, le matcha est devenu une partie de ma vie quotidienne. Je le préparais chaque matin, j’étudiais son histoire, et j’apprenais davantage sur sa culture, sa fabrication et sa signification culturelle.
J’ai commencé à comprendre le matcha non pas comme un produit, mais comme une expression culturelle façonnée par des siècles de savoir-faire, de discipline et d’environnement.
Ce chemin m’a finalement menée à Kyoto, dans des champs de thé biologique avec plus de 350 ans d’histoire, puis à la création de MUSUBI MATCHA.